Anzac

 

Quelques pages d’histoire

Les passionnés d’Histoire trouveront dans la Somme de quoi satisfaire leur curiosité, tant il est vrai que notre département résume l’histoire de France pour reprendre le mot de Michelet.

De ce riche passé, il reste de nombreux témoignages, malgré les destructions des guerres liées à sa situation de frontière.

Cette frontière est d’abord celle que constitue le fleuve qui lui a donné son nom et qui a longtemps représenté un obstacle difficilement franchissable.

Au-delà, elle remonterait à la délimitation des zones glaciaires aux temps préhistoriques, qui, l’été, en faisaient la limite septentrionale de l’établissement des campements de chasseurs des rennes qui migraient d’Europe centrale vers l’Angleterre à l’époque où la Manche n’était pas encore exondée.

De fait, aussi loin que se projette la mémoire des hommes, le fleuve Somme entretient une relation particulière avec l’histoire qu’il a même contribué à dater par ses sites éponymes d’Abbeville et de Saint Acheul.

Plus près de nous, oppida et mottes féodales, alignés de part et d’autre du fleuve d’est en ouest, inaugurent une longue vocation de ligne défensive, dont témoignent " muches ", châteaux forts, citadelles et champs de bataille.

Guerre de 100 ans, guerre de 30 ans, puis guerre de 1870, Grande Guerre et 39/45, la ligne de front semble vouloir passer par ici, alors même que la frontière politique de la nation s’est déplacée au nord avec le rattachement de la Flandre et de l’Artois à la France.